En été 2017, j’ai publié mon livre „La démocratie comme révolte“. Je remercie Pierre Suffys pour la traduction du sommaire ci-joint:
 
Mon livre « La démocratie comme révolte. Entre dictature au quotidien et globalisation » a paru cet été chez Nomos. Dans la préface d’Andreas Gross, politologue suisse, spécialiste de la démocratie et ancien député au Conseil de l’Europe, on peut lire : « En ces temps de désespoir démocratique, de crises multiples de la démocratie, ce livre tombe à pic. « La démocratie comme révolte » , se référant à la philosophie rebelle/inclassable du grand écrivain français Albert Camus, développe ce qu’on entend réellement par démocratie et ce qu’on en attend.»
 
Un court extrait de l’introduction :
 
« Tout homme éprouve un besoin d’individualité et d’autonomie, de liberté. Néanmoins, tout homme éprouve également un besoin de conformité et d’ appartenance, apte à procurer un sentiment de sécurité. Chez l’homme, cet état de besoins contradictoires décrit par Erich Fromm n’agit pas seulement de façon individuelle, mais il s’applique aussi au niveau sociétal et politique.
Ainsi, la démocratie permet une révolte tournée vers la liberté et par conséquent, c’est le seul mode de gouvernement qui prenne en compte le besoin d’individualité chez l’homme. La démocratie comme révolte commence par la résistance à la contrainte et à l’oppression, elle se fonde sur le doute et le dialogue et se manifeste de deux manières : comme mode de gouvernement sur un plan étatique ou institutionnel et comme mode de vie sur le plan de la communication entre les hommes. Ainsi la démocratie ne dépend pas uniquement de la possibilité de la révolte, elle en est constitutive. Là où la révolte est opprimée, la révolution ou la terreur nous menacent.
En référence à la théorie politique du philosophe français Albert Camus est ébauchée, dans la première partie, une théorie de démocratie de la révolte qui met à jour le noyau existentiel de celle-ci pour ensuite la structurer. Après avoir établi des rapprochements avec les grandes théories politiques, nous examinerons la démocratie comme révolte en relation avec les réalités de la vie politique et quotidienne.
La dernière partie du livre est consacrée à la démocratisation de notre quotidien, depuis l’école jusqu’à la politique au sens large en passant par le monde du travail.
 
Sommaire (bref aperçu du contenu général) :
1 Les fondements de la démocratie comme révolte
2 Son implantation
3 La démocratie comme type d’état et mode de gouvernement
4 La dictature au quotidien
5 L’avenir de la démocratie comme révolte
 
La démocratie n’est pas seulement un régime, elle est aussi un mode de vie, inséparable de la révolte individuelle. Elle débute par la résistance à la contrainte et à l’oppression, se fonde sur le doute et le dialogue et combat à tous les niveaux l’injustice et l’autoritarisme.
En référence à la pensée d’Albert Camus et d’Erich Fromm, ce livre développe une théorie de la démocratie comme révolte, appliquée aux conditions de vie actuelles en Europe. Ainsi apparaissent, malgré tous les acquis sociaux de l’après-guerre, différents phénomènes de crise. Des Etats-Nations démocratiques sont menacés par des tendances autoritaires et une inégalité sociale toujours plus grande. Le quotidien des hommes continue à être marqué par des exemples de dictatures. Les systèmes éducatifs et le monde du travail interdisent pratiquement toute révolte individuelle et les rapports de force existants ne présentent aucune relance démocratique. De telles évolutions exigent des avancées démocratiques à tous les niveaux.